lundi 24 septembre 2012

Culte d’au revoir à Dipita Yandock

 
Dimanche dernier nous nous sommes rendus à l’église de Dipita Yandock pour le culte d’au revoir de l’évangéliste (futur pasteur) de cette église. Nous avons donc fait 10km dans la boue mais l’occasion en valait la peine car nous avons été très bien reçus !

Comme c’est la tradition ici, tout le monde arrive en retard et la cérémonie qui devait commencer à 10h30 commença vers 12h. Nous avons pu profiter du temps libre pour discuter avec tout le monde et prendre quelques photos.
Voici les femmes qui préparent les bananes plantain pour le repas qui suivra la cérémonie.














Tous les responsables de Nkondjock étaient là et l’église était bien remplie. Nous avons eu un moment de culte, des discours des autorités puis chacun a pu prier et donner pour la famille qui doit maintenant déménager dans des conditions difficiles (voir l’état de la route).

La journée s’est poursuivie par une collation, et nous étions nombreux ! Tout le monde a eu sa part. Il y avait même un bidon de 10 litres de Matango (vin de palme). Des plantains, du ndolé (spécialité du sud du Cameroun de feuilles préparés), du miondo (bâtons de manioc), riz, patates douces, koki (gâteau de maïs épicé), viande et j’en passe. Nous avons bien mangé !

Nous avons passé une très bonne journée mais nous sommes un peu triste de quitter nos amis qui partent maintenant à Edéa.


lundi 17 septembre 2012

Il était une fois dans l’ouest…

Jeudi dernier nous avons finalement repris la route pour Nkondjock, et quel voyage !
Départ de Douala vers 9h, arrivé à Bafang en début d’après midi. Nous cherchons un pick-up pour nous conduire à la maison. 

Départ de Bafang vers 19h, à 10 dans la caisse du pick-up avec les bagages. La route était horrible ! De la boue partout, heureusement que les voitures sont surélevés car on est en permanence dans les « rails » ~30cm de profondeur. Nous étions tellement serrés qu’on avait à peine la place pour poser nos pieds. Finalement Lucas et moi finirons debout sur le par choc arrière en s’agrippant à la barre.

La voiture n'avait pas de bon freins (une pierre servait de frein à main), un mauvais éclairage et on s’arrêtait régulièrement pour remettre de l’eau dans le radiateur. Elle est tombée en panne plusieurs fois, sur la route. A 4h du matin, la voiture rend finalement l’âme à 3km de Nkondjock. Le pont arrière est en train de se détacher, le cardan de transmission est au sol. Nathan et Lucas partent à pied à la station pour trouver de l’aide. Ils reviendront vers 6h avec le gardien de la station et un pousse pour les bagages. Nous rentrons alors en poussant le pousse sur 3km dans la boue. A 7h nous arrivons à la maison après 12h de route pour 50km et 24h de voyage sans fermer l’œil.

De « bons » souvenirs mais on espère que la prochaine fois se passera un peu mieux …

jeudi 6 septembre 2012

Déjà la rentrée... :-(

 Et voilà, les vacances se terminent.

Nous sommes arrivés à Zidim le jeudi 16 août. Malgré le fait que nous soyons en pleine saison des pluies, les routes sont bien praticables. 10 ans après, le village a bien changé. L'électricité est arrivée, les tôles se multiplient et les motos ont fait disparaître les vélos. Nous avons rencontré beaucoup de personnes. Au détour des conversations, j'ai découvert que beaucoup souhaitent que la mission continue à envoyer des missionnaires à long terme. Les villages manquent cruellement de personnes qualifiées dans tous les domaines : agriculture, bâtiment, mécanique, etc. Une phrase qui est revenue plusieurs fois : "Pourquoi, toi (Nathan) l'enfant du village, tu vas travailler au sud et tu nous délaisses ?" Nous avons pu également nous reposer, faire un tour à la montagne, nous reposer de la montagne, prendre des bains (parfois forcés) dans les mayos. Nous avons également fait un saut à Gamboura et Mokolo. Nous sommes repartis le lundi 27 août et avons passé une petite semaine à Garoua pour fignoler le serveur. Nathan a terminé la presse à huile de jatropha mais les tests se sont révélés infructueux. Il faudra donc revenir. Nous sommes partis de Garoua le mardi 4 septembre. Pour vous donner une idée des transports, je vais vous relater le voyage plus en détail.
En amont déjà, il faut réserver les billets pour le train Ngaoundere-Yaounde (normal). Malheureusement, nous sommes en période de rentrée scolaire, les places sont vite prises. Du coup alors que nous pensions partir lundi, nous avons dû repousser d'un jour pour avoir nos places dans LE train quotidien. Nous sommes donc partis mardi matin. Levé à 5h30 pour être à 6h00 à l'agence de voyage afin d'être assuré d'avoir une place dans le bus. Départ à 9h00. A 10h30, le bus s'arrête derrière une file de véhicule et décharge personnes et bagages.
La route est coupée au niveau d'un mayo, le  Mayo-Bouki, il faudra traverser à pied et récupérer un bus de l'autre côté. ( http://www.lanouvelleexpression.info/actu/9180.html ; http://www.journalducameroun.com/article.php?aid=12184 )
Il a donc fallu prendre nos valises, marcher ~2km pour remonter la file de camions arrêtés sur la route. Puis descendre de 4m dans la boue, traverser 20cm d'eau sur 3m, remonter sur la route de l'autre côté et de nouveau ~2km de véhicules à remonter avant de trouver notre 2e bus. A 11h30, nous repartons vers Ngaoundere. Nous y arrivons vers 14h. Nous récupérons nos billets et attendons ensuite notre train. Nous en profitons pour prendre notre premier (et dernier) "repas" de la journée. A 17h30, nous commençons à monter dans le train. Nous partons à 18h30. Et, incroyable mais vrai, nous arrivons à Yaounde 12h plus tard soit à 6h30. Habituellement, ce train arrive vers 9h... Nous sommes ensuite allés à l'agence de bus vers 8h. Nous sommes montés dans le premier bus qui est donc parti autour de 9h. Et nous sommes arrivés entiers à Douala le mercredi 5 septembre à 14h pour un total de 32h de voyage. Belle performance, n'est-ce pas ?
Nous profitons maintenant de la piscine à Douala. Je fais également les dernières courses avant mon départ. Et oui, je reprend l'avion demain matin à 4h !

Victor, le petit frère de Nathan qui vient de passer 5 superbes semaines dans son pays natal et qui doit déjà retourner en exil pour continuer ses études...

mardi 14 août 2012

En vacances !

Nous sommes en vacances depuis maintenant deux semaines.
Nous avons quitté Nkondjock mercredi 1er Août à 1h du mat.
La route a été longue, le pick-up qui nous a pris, a mis 12h pour arriver à Douala. On s'est arrêté en route pour ramasser plein de gens qui sont montés dans la caisse à l'arrière. On a aussi chargé un gros tas de plantains sur le toit. La route était très mauvaise mais nous n'avons pas eu de problème (7h pour faire 50km de piste ...)
A Douala nous avons accueilli Victor, le frère de Nathan, et nous sommes partis ensemble pour Yaoundé puis Garoua.
Ce soir nous sommes à Garoua. Victor et moi avons presque terminé l'installation du serveur. Quant à Nathan il a presque terminé une presse à huile pour le CTG.
Nous partons demain pour Maroua puis Zidim.

jeudi 2 août 2012

La saison des pluies

Depuis plus d'un mois nous sommes entrés dans la saison des pluies. Plutôt que de vous expliquer qu'il pleut beaucoup, voici quelques photos :





La terre se transforme en boue avec la pluie et ça glisse beaucoup !




 




Le centre-ville de Nkondjock, la route (qui n'est pas goudronnée) est totalement détruite par la circulation.









Voici le camion citerne qui livre le carburant du groupe électrogène qui alimente tout Nkondjock. Il est resté coincé plusieurs jours dans une ornière.












mercredi 25 juillet 2012

Samedi 21 : Jour J


7h Joseph (jardinier) et moi même, on finissait de dégrapper les dernières noix de palme pour les faire bouillir.
8h on déplace la presse à huile de l'atelier au lieu de pressage, on fait les réglages puis on commence le pressage des noix.
8h 30 problème d'étanchéité au niveau du carter de récupération d'huile. On y remédie en bricolant, juste pour le temps d'essai.
9h on reprend le pressage, la machine étant neuve le début est difficile à tourner et nous avons un fût de 200L de noix de palme à presser.

12H fin du pressage, on met l'huile extraite sur le feu avec de l'eau pour séparer les impuretés de l'huile.
14h l'huile décantée et récupérée est mis dans un 2ème fût sur le feu. Il faut bouillir l'huile pour qu'il y est une meilleure conservation.
 
 










Bilan de la journée, beaucoup de fatigue, mais la presse fonctionne, il ne reste plus qu'a faire 2 petites modifications sur le carter de récupération.
Les jardiniers ont trouvé que la machine a bien pressé et qu'elle a bien extrait l'huile de la noix.

mardi 17 juillet 2012

Le champ

Ici à Nkondjock, et en général aux villages, les gens ont tous leurs champs qu’ils cultivent tous les jours. La femme du pasteur a transformé une partie du terrain de la station en champ pour nourrir sa famille. Voici un petit aperçu de ce qu’on cultive au sud du Cameroun :

 






Les arachides (les cacahuètes), j’étais surpris de voir que ça poussait dans la terre comme les patates !







 
 






Le manioc, je savais qu’on mangeait la racine mais j’ai appris qu’on mangeait aussi les feuilles, un peu comme le Ndolé.








 


Les patates douces (on pourrait croire un champ de mauvaises herbes mais non, tout est bon !)






Comme l’a dit madame pasteur, on ne peut pas revenir du champ les mains vides, alors elle m’a donné un gros paquet d’arachides, merci !!!

mercredi 11 juillet 2012

Ça prend forme !


 

De retour de Yaoundé nous avons fini le dernier chantier de fabrication de porte et antivol.
J'ai pu alors me consacrer à la réalisation de la presse à huile, avec les moyens du bord et grâce aux dons d'outils.
Nous avons fabriqué le panier qui sert de passoire en faisant bien attention à l'écartement des barreaux. Puis la deuxième pièce importante fut le cône de pression qu'il a fallut former au marteau.
Après cela on a monté le châssis autour de ces éléments et de la trémie déjà réalisée il y a quelques mois.
Les prochains jours seront consacrés à la réalisation de la vis centrale, dernière pièce maîtresse. Il ne suffira plus qu'à tester la machine en condition réelle avec les noix de palme de la station.