mardi 14 août 2012

En vacances !

Nous sommes en vacances depuis maintenant deux semaines.
Nous avons quitté Nkondjock mercredi 1er Août à 1h du mat.
La route a été longue, le pick-up qui nous a pris, a mis 12h pour arriver à Douala. On s'est arrêté en route pour ramasser plein de gens qui sont montés dans la caisse à l'arrière. On a aussi chargé un gros tas de plantains sur le toit. La route était très mauvaise mais nous n'avons pas eu de problème (7h pour faire 50km de piste ...)
A Douala nous avons accueilli Victor, le frère de Nathan, et nous sommes partis ensemble pour Yaoundé puis Garoua.
Ce soir nous sommes à Garoua. Victor et moi avons presque terminé l'installation du serveur. Quant à Nathan il a presque terminé une presse à huile pour le CTG.
Nous partons demain pour Maroua puis Zidim.

jeudi 2 août 2012

La saison des pluies

Depuis plus d'un mois nous sommes entrés dans la saison des pluies. Plutôt que de vous expliquer qu'il pleut beaucoup, voici quelques photos :





La terre se transforme en boue avec la pluie et ça glisse beaucoup !




 




Le centre-ville de Nkondjock, la route (qui n'est pas goudronnée) est totalement détruite par la circulation.









Voici le camion citerne qui livre le carburant du groupe électrogène qui alimente tout Nkondjock. Il est resté coincé plusieurs jours dans une ornière.












mercredi 25 juillet 2012

Samedi 21 : Jour J


7h Joseph (jardinier) et moi même, on finissait de dégrapper les dernières noix de palme pour les faire bouillir.
8h on déplace la presse à huile de l'atelier au lieu de pressage, on fait les réglages puis on commence le pressage des noix.
8h 30 problème d'étanchéité au niveau du carter de récupération d'huile. On y remédie en bricolant, juste pour le temps d'essai.
9h on reprend le pressage, la machine étant neuve le début est difficile à tourner et nous avons un fût de 200L de noix de palme à presser.

12H fin du pressage, on met l'huile extraite sur le feu avec de l'eau pour séparer les impuretés de l'huile.
14h l'huile décantée et récupérée est mis dans un 2ème fût sur le feu. Il faut bouillir l'huile pour qu'il y est une meilleure conservation.
 
 










Bilan de la journée, beaucoup de fatigue, mais la presse fonctionne, il ne reste plus qu'a faire 2 petites modifications sur le carter de récupération.
Les jardiniers ont trouvé que la machine a bien pressé et qu'elle a bien extrait l'huile de la noix.

mardi 17 juillet 2012

Le champ

Ici à Nkondjock, et en général aux villages, les gens ont tous leurs champs qu’ils cultivent tous les jours. La femme du pasteur a transformé une partie du terrain de la station en champ pour nourrir sa famille. Voici un petit aperçu de ce qu’on cultive au sud du Cameroun :

 






Les arachides (les cacahuètes), j’étais surpris de voir que ça poussait dans la terre comme les patates !







 
 






Le manioc, je savais qu’on mangeait la racine mais j’ai appris qu’on mangeait aussi les feuilles, un peu comme le Ndolé.








 


Les patates douces (on pourrait croire un champ de mauvaises herbes mais non, tout est bon !)






Comme l’a dit madame pasteur, on ne peut pas revenir du champ les mains vides, alors elle m’a donné un gros paquet d’arachides, merci !!!

mercredi 11 juillet 2012

Ça prend forme !


 

De retour de Yaoundé nous avons fini le dernier chantier de fabrication de porte et antivol.
J'ai pu alors me consacrer à la réalisation de la presse à huile, avec les moyens du bord et grâce aux dons d'outils.
Nous avons fabriqué le panier qui sert de passoire en faisant bien attention à l'écartement des barreaux. Puis la deuxième pièce importante fut le cône de pression qu'il a fallut former au marteau.
Après cela on a monté le châssis autour de ces éléments et de la trémie déjà réalisée il y a quelques mois.
Les prochains jours seront consacrés à la réalisation de la vis centrale, dernière pièce maîtresse. Il ne suffira plus qu'à tester la machine en condition réelle avec les noix de palme de la station.

lundi 2 juillet 2012

Retour à la civilisation (suite et fin)

Avant de rentrer à Nkondjock nous sommes donc passés par Yaoundé car Nathan voulait faire les démarches pour transformer son permis de conduire Français en permis Camerounais.

Nous avons logé chez Jean-Marie, le directeur du CETIC de Nkondjock qui est missionnaire rwandais (et pasteur). Nous avons été très bien accueillis et nous avons beaucoup mangé, ce doit être la tradition au Rwanda de préparer de véritables festins à chaque repas pour les invités. Nous avons passé un bon moment là-bas, on a pu jouer avec les enfants et visiter un peu Yaoundé. 

Nous avons assisté à la fête de fin d’année d’une école internationale où la femme de Jean-Marie est maîtresse. Ça faisait longtemps qu’on n’avait pas vu autant de blancs en même temps. (En deux mois et demi à Nkondjock le seul Européen qu’on a pu voir était le missionnaire Hervé Turquais venu nous rendre visite). 


Le dimanche nous sommes allés à l’église avec Jean-Marie, on nous a fait asseoir à la place d’honneur des pasteurs à coté de la chaire du pasteur face à l’assemblée, c’était un peu gênant mais pratique pour faire des photos.
Un peu difficile de rentrer à Nkondjock après tout ces bons moments mais nous avons quand même pris la route le mardi matin. Pas de problème sur celle-ci à part une roue qui s’est détachée de la voiture, le chauffeur et Nathan l’ont remontée en enlevant un boulon sur les deux autres roues et nous sommes repartis.

Dans un mois nous voyagerons au nord pour les vacances. En attendant le travail continu, Nathan doit terminer sa presse à huile et moi je continue les cours du soir et la formation d’un successeur.

mercredi 27 juin 2012

Retour à la civilisation


Après deux mois et demi à Nkondjock, on a enfin pu sortir deux semaines à Douala et Yaoundé (les deux plus grandes villes du Cameroun).
Rond-point Deido
Je ne sais plus si j’ai déjà expliqué le moyen pour arriver à Douala mais nous devons d’abord aller à Bafang, pour ça on prend la voiture (3 devant 4 derrière et les enfants ne comptent pas). Pour 3.000F Cfa on nous dépose avec nos bagages à Bafang qui est à 50km de Nkondjock en ~2h si tout va bien. Le prix normal est 2.500F Cfa mais la route commence à se gâter alors les prix montent, bientôt ce sera plus de 4.000F Cfa. Un fois à Bafang, on prend le mini-bus pour Douala, les fameux mini-bus où on est serré comme des sardines pendant 4 heures. Le trajet Bafang – Douala coûte 2.800F pour 200km, c’est moins chère que pour Nkondjock car la route est goudronnée.
A Douala nous avons été logés dans une chambre dans un quartier. Comme on devait retourner à la station missionnaire tout les jours pour travailler (installation d’un serveur et inventaires de caisses de matériels) on devait prendre le taxi pour se déplacer. Le quartier où on logeait s’appelle Akwa Nord et la station est à Akwa (tout court). Là aussi c’est quelque chose pour se déplacer ! Le matin les routes sont complètement bouchonnées, le taxi peut mettre 1 heure pour faire le trajet alors que nous ne sommes qu’à ~6km. Le soir c’est pareil, et comme nous devons rentrer avant la nuit il faut s’y prendre tôt. Vers 16h il faut déjà chercher un taxi pour rentrer. Comme les bouchons sont encore pires le soir, il faut faire une escale au rond point de Deido pour trouver un deuxième taxi qui terminera la route. Ça ne doit vraiment pas être facile pour les gens qui travaillent là tous les jours !
Ça a été une bonne expérience de voir comment on se déplace à Douala, même si c’était un peu fatiguant ! Ça nous a bien changé de Nkondjock où on peut faire une semaine sans voir de voiture.
La suite à Yaoundé dans le prochain message.

lundi 18 juin 2012

Cours du soir

A Nkondjock tous les étudiants sont déjà en vacances mais pour Nathan et moi le travail continu. Tous les soirs et le samedi matin, les habitants de Nkondjock (les Nkondjokiens ?) peuvent venir se former en bureautique ou en maintenance. En bureautique on apprend à faire des lettres, mettre des photos, des tableaux dans un document texte, on va même jusqu’au publipostage pour les élèves les plus doués. Pour le tableur on voit comment faire des factures simples, créer un bulletin de note (car la moitié des personnes que je forme sont des profs des lycées de Nkondjock) Les élèves progressent bien et sont en général assez nombreux, sauf quand il pleut fort où là personne ne sort. (J’espère que la saison des pluies sera clémente.) 

En maintenance, il y a moins de monde, seulement des professeurs. On a commencé par les bases, voir comment fonctionne un ordinateur car certains n’avaient jamais utilisé d’ordinateur. Mais comme maintenant il y a un ordinateur dans la salle des profs du CETIC ils peuvent s’entraîner pendant la journée. Ensuite on a vu comment fonctionne Windows XP (par exemple changer le fond d’écran, installer/désinstaller un logiciel), puis on a vu comment installer Windows XP, le réparer, etc... Dernièrement on a commencé à voir les pannes possibles pour qu’un ordinateur ne démarre pas (mémoire vive, alimentation, etc) et aussi comment changer un condensateur qui a explosé. Ça fait beaucoup de choses en peu de temps mais ça semble rentrer à force de répéter. Comme c’est les vacances beaucoup de professeurs vont bientôt quitter Nkondjock, je risque de me retrouver seul en cours de maintenance, on va voir comment ça évolue !