mardi 30 octobre 2012

Spécialité locale : le vin de palme.



Voici une spécialité du sud du Cameroun : le Matengo ou vin de palme. Quand un palmier ne donne plus assez de noix (pour extraire l’huile) on l’abat et on peut en extraire la sève pour en faire cette boisson très populaire. Un palmier peut donner 5 litres par jour pendant 1 mois. On met ensuite des écorces pour aromatiser, il faut le boire assez rapidement car ça ne se conserve pas bien.
Il est impossible d’imaginer une fête où une cérémonie sans matengo ici.

















PS : Je vais essayé d’ajouter une image du produit fini.

mardi 23 octobre 2012

La Journée du Professeur

C’est avec un peu de retard que je vais vous parler de la journée des professeurs qui a eu lieu le 5 octobre. (Comme on nous considère comme des professeurs nous avons été invités à participer !)

L’événement commence par un débat, le retard s’est montré comme à chaque fois ponctuel et le débat à commencé après 1h30 d’attente (tout le monde attend que la salle soit remplie pour venir). Quatre professeurs ont pu exposer les difficultés du métier au Cameroun et à Nkondjock en particulier. Les directeurs et toute l’assemblée ont participé au débat qui était très animé. Au Cameroun les professeurs nouvellement affectés doivent attendre quatre ans avant de percevoir leur salaire rétroactivement. Difficile quand on se retrouve de l’autre coté du pays sans connaître personne de faire cours tous les jours sans manger. Il y a quand même des aides prévues par les établissements mais ça ne semble pas être obligatoire. 

Pour finir l’ensemble des professeurs a défilé dans la rue principale de Nkondjock avant que chaque groupe se sépare pour aller fêter l’événement entre collègues. 








Nous nous sommes retrouvés chez le directeur, un bon repas nous y attendait. On a même profité de l’occasion pour faire une photo de groupe.




lundi 15 octobre 2012

Nature Vivante

 Quelques images de Nkondjock :





Un cochon emballé pour le transport à Bafang

lundi 8 octobre 2012

Je suis toujours là !

Le fait que vous ne me lisez pas souvent et dû au travail à l'atelier qui me prend beaucoup de temps.

Lors de mon voyage au Nord, j'ai vu une plieuse à tube au CTG qui m'a beaucoup intéressé.
Cela devrait nous aider à fabriquer des pousses, des chariots, …

  



Donc à notre retour à Nkondjock, je me suis mis à fabriquer un proto de plieuse qui nous a permis de réaliser un porte tout (Diable). 
  
Mais malheureusement il n'a pas tenu. On a fait des modifications avec les moyens du bord. Même un soudeur de Nkondjock a été intéressé par cet outil, je l'ai donc aidé à le réaliser. 

 

















Nous voulons maintenant essayer de fabriquer un pousse, mais les tubes sont trop longs et tapent dans les poteaux de la toiture. Nous nous sommes donc lancés dans la fabrication d'un support métallique pour l’étau, de façon à pouvoir le déplacer et travailler dans une zone plus dégagée.

En plus, j'ai réalisé un châssis pour un moteur essence qui sert à l'apprentissage des élèves en mécanique auto.

Le travail ne manque pas, les défis non plus et plein d'autres produits à réaliser : décabosseuse, foyer amélioré, moulin, etc ...




mardi 2 octobre 2012

Culte à Malé-bis


Dimanche dernier nous nous sommes rendus à l’église de Malébis (~4km de Nkondjock). Le directeur du CETIC, Jean-Marie, a été nouvellement affecté dans cette église. Nous l’avons donc accompagné et nous avons compris qu’il y a beaucoup de travail là-bas. 

En effet une tornade a ravagé l’église il y a trois mois et maintenant la petite communauté doit se réunir dans le salon d’une ancienne de l’église. Pendant le culte les poules se promenaient dans la pièce et les gens arrivaient un à un jusqu’à la fin du culte. (~10 au début du culte, ~30 à la fin)


 C’était le dimanche de sainte cène et malgré les difficultés l’ambiance était là pendant les chants, et le culte était très convivial. On nous a même invité à manger ensemble à la fin (pas besoin de se déplacer, nous étions déjà au salon). Les gens étaient contents qu’on vienne leur rendre visite.

lundi 24 septembre 2012

Culte d’au revoir à Dipita Yandock

 
Dimanche dernier nous nous sommes rendus à l’église de Dipita Yandock pour le culte d’au revoir de l’évangéliste (futur pasteur) de cette église. Nous avons donc fait 10km dans la boue mais l’occasion en valait la peine car nous avons été très bien reçus !

Comme c’est la tradition ici, tout le monde arrive en retard et la cérémonie qui devait commencer à 10h30 commença vers 12h. Nous avons pu profiter du temps libre pour discuter avec tout le monde et prendre quelques photos.
Voici les femmes qui préparent les bananes plantain pour le repas qui suivra la cérémonie.














Tous les responsables de Nkondjock étaient là et l’église était bien remplie. Nous avons eu un moment de culte, des discours des autorités puis chacun a pu prier et donner pour la famille qui doit maintenant déménager dans des conditions difficiles (voir l’état de la route).

La journée s’est poursuivie par une collation, et nous étions nombreux ! Tout le monde a eu sa part. Il y avait même un bidon de 10 litres de Matango (vin de palme). Des plantains, du ndolé (spécialité du sud du Cameroun de feuilles préparés), du miondo (bâtons de manioc), riz, patates douces, koki (gâteau de maïs épicé), viande et j’en passe. Nous avons bien mangé !

Nous avons passé une très bonne journée mais nous sommes un peu triste de quitter nos amis qui partent maintenant à Edéa.


lundi 17 septembre 2012

Il était une fois dans l’ouest…

Jeudi dernier nous avons finalement repris la route pour Nkondjock, et quel voyage !
Départ de Douala vers 9h, arrivé à Bafang en début d’après midi. Nous cherchons un pick-up pour nous conduire à la maison. 

Départ de Bafang vers 19h, à 10 dans la caisse du pick-up avec les bagages. La route était horrible ! De la boue partout, heureusement que les voitures sont surélevés car on est en permanence dans les « rails » ~30cm de profondeur. Nous étions tellement serrés qu’on avait à peine la place pour poser nos pieds. Finalement Lucas et moi finirons debout sur le par choc arrière en s’agrippant à la barre.

La voiture n'avait pas de bon freins (une pierre servait de frein à main), un mauvais éclairage et on s’arrêtait régulièrement pour remettre de l’eau dans le radiateur. Elle est tombée en panne plusieurs fois, sur la route. A 4h du matin, la voiture rend finalement l’âme à 3km de Nkondjock. Le pont arrière est en train de se détacher, le cardan de transmission est au sol. Nathan et Lucas partent à pied à la station pour trouver de l’aide. Ils reviendront vers 6h avec le gardien de la station et un pousse pour les bagages. Nous rentrons alors en poussant le pousse sur 3km dans la boue. A 7h nous arrivons à la maison après 12h de route pour 50km et 24h de voyage sans fermer l’œil.

De « bons » souvenirs mais on espère que la prochaine fois se passera un peu mieux …

jeudi 6 septembre 2012

Déjà la rentrée... :-(

 Et voilà, les vacances se terminent.

Nous sommes arrivés à Zidim le jeudi 16 août. Malgré le fait que nous soyons en pleine saison des pluies, les routes sont bien praticables. 10 ans après, le village a bien changé. L'électricité est arrivée, les tôles se multiplient et les motos ont fait disparaître les vélos. Nous avons rencontré beaucoup de personnes. Au détour des conversations, j'ai découvert que beaucoup souhaitent que la mission continue à envoyer des missionnaires à long terme. Les villages manquent cruellement de personnes qualifiées dans tous les domaines : agriculture, bâtiment, mécanique, etc. Une phrase qui est revenue plusieurs fois : "Pourquoi, toi (Nathan) l'enfant du village, tu vas travailler au sud et tu nous délaisses ?" Nous avons pu également nous reposer, faire un tour à la montagne, nous reposer de la montagne, prendre des bains (parfois forcés) dans les mayos. Nous avons également fait un saut à Gamboura et Mokolo. Nous sommes repartis le lundi 27 août et avons passé une petite semaine à Garoua pour fignoler le serveur. Nathan a terminé la presse à huile de jatropha mais les tests se sont révélés infructueux. Il faudra donc revenir. Nous sommes partis de Garoua le mardi 4 septembre. Pour vous donner une idée des transports, je vais vous relater le voyage plus en détail.
En amont déjà, il faut réserver les billets pour le train Ngaoundere-Yaounde (normal). Malheureusement, nous sommes en période de rentrée scolaire, les places sont vite prises. Du coup alors que nous pensions partir lundi, nous avons dû repousser d'un jour pour avoir nos places dans LE train quotidien. Nous sommes donc partis mardi matin. Levé à 5h30 pour être à 6h00 à l'agence de voyage afin d'être assuré d'avoir une place dans le bus. Départ à 9h00. A 10h30, le bus s'arrête derrière une file de véhicule et décharge personnes et bagages.
La route est coupée au niveau d'un mayo, le  Mayo-Bouki, il faudra traverser à pied et récupérer un bus de l'autre côté. ( http://www.lanouvelleexpression.info/actu/9180.html ; http://www.journalducameroun.com/article.php?aid=12184 )
Il a donc fallu prendre nos valises, marcher ~2km pour remonter la file de camions arrêtés sur la route. Puis descendre de 4m dans la boue, traverser 20cm d'eau sur 3m, remonter sur la route de l'autre côté et de nouveau ~2km de véhicules à remonter avant de trouver notre 2e bus. A 11h30, nous repartons vers Ngaoundere. Nous y arrivons vers 14h. Nous récupérons nos billets et attendons ensuite notre train. Nous en profitons pour prendre notre premier (et dernier) "repas" de la journée. A 17h30, nous commençons à monter dans le train. Nous partons à 18h30. Et, incroyable mais vrai, nous arrivons à Yaounde 12h plus tard soit à 6h30. Habituellement, ce train arrive vers 9h... Nous sommes ensuite allés à l'agence de bus vers 8h. Nous sommes montés dans le premier bus qui est donc parti autour de 9h. Et nous sommes arrivés entiers à Douala le mercredi 5 septembre à 14h pour un total de 32h de voyage. Belle performance, n'est-ce pas ?
Nous profitons maintenant de la piscine à Douala. Je fais également les dernières courses avant mon départ. Et oui, je reprend l'avion demain matin à 4h !

Victor, le petit frère de Nathan qui vient de passer 5 superbes semaines dans son pays natal et qui doit déjà retourner en exil pour continuer ses études...